Taste Gourmet pour fines bouches

Son appétence pour le goût des autres a conduit Arnaud Schmitd à créer son propre établissement haut de gamme à Saint-Raphaël, Taste Gourmet, après avoir éduqué ses papilles auprès de belles enseignes et affiné son expertise à l’international. Le beau, le bon et le bien sont ses têtes de gondole.
« Le vrai gourmet est celui qui se délecte d’une tartine de beurre comme d’un homard grillé, si le beurre est fin et le pain bien pétri… ». Ici, on suit en quelque sorte le précepte de la célèbre romancière Colette en privilégiant la qualité, jusqu’aux produits d’exception. Arnaud Schmitd, le fondateur-directeur de Taste Gourmet à Saint-Raphaël, il y a un peu plus d’un an, est un spécialiste autodidacte de la question. Issu de l’école hôtelière de Lille, ayant effectué des études supérieures dans le tourisme, il a fait sa déjà belle carrière dans le Sud.
A commencer par la cave coopérative de Taradeau au sein de laquelle il installe l’épicerie fine à 23 ans, contre l’avis général. « J’ai dealé mon poste sur cette réussite et nous avons fait carton plein, passant en moins de deux années de 0 à 500 K€ de chiffre d’affaires. Et cela n’a fait que progresser ». Une première fierté assortie d’une grande liberté d’expression qui est consubstantielle à son épanouissement. Un besoin de créativité en toute indépendance qui le conduit à refuser 7 ans plus tard, lorsqu’il s’est agi pour lui d’évoluer vers d’autres aspirations, une offre mirobolante d’un grand domaine pour prendre la direction du développement de la Conserverie Au Bec Fin à Cogolin. Cerise sur le gâteau de sa rencontre et de son entente avec le Pdg du groupe agroalimentaire propriétaire de l’enseigne, il pilote en même temps les boutiques Atelier Provençal à Nice et Cogolin, tout étant « Consultant Food Expert » des marques Guy Demarle aux Etats-Unis. « Une incroyable expérience durant 5 ans », qui lui permet de progresser à tous les niveaux pour assouvir après la crise Covid son vœu personnel de gastronomie, inventer le concept Taste Gourmet et le nourrir de beau, de bon et de bien, sa devise.
2 000 références…
Sur un peu plus de 100 m2 de surface commerciale (140 m2 avec les bureaux et la remise), Arnaud Schmitd poursuit son chemin à sa main, avec tant et plus de suite dans ses idées qu’il revendique « avant-gardistes ». En dessous du Casino et juste à côté de la roue du port, il fait tourner la sienne par un choix très sélectif, hautement qualitatif. Tout est ciblé, investigué, goûté personnellement. Que ce soient des produits de Provence, de France ou de l’étranger, l’exception est la règle « maison ». « Le meilleur des vinaigres balsamiques est de Modène, pour le caviar c’est la Dordogne, pour la confiture c’est Fréjus… », dit-il pour mieux illustrer son état d’esprit ouvert. 2 000 références et 147 fournisseurs ont fait l’objet d’une sélection en ce sens, avec une part provençale d’un gros tiers, sachant que la demande locale est très forte. « On veut consommer du terroir, du circuit court ».
L’élégance des produits va de pair pour cet épicurien avec celle de l’écrin, des beaux matériaux pour les présenter, une ambiance résolument unique. « J’aime rendre la boutique vivante, discuter avec les gens, ensoleiller les clients, prolonger les découvertes par une offre originale, en l’occurrence un club de dégustation animé par des experts, des producteurs, des chefs, des artistes… ». En 2 heures, pour 40 euros déductibles d’un panier d’achat de 200 € et plus, par groupe de 8 personnes maximum, afin de rester dans la convivialité et l’échange, le Taste Club invite au voyage gustatif en vins, en huiles, en mets divers dans une enivrante variation de délices.
… et un beau label
Le (fine) bouche à oreille étant particulièrement actif, conjointement à l’aura certaine d’Arnaud Schmitd dans son environnement professionnel, acquise au gré d’un parcours qui ne passe pas inaperçu, la belle adresse est identifiée, remarquée loin de ses bases. Il vient en effet d’être lauréat du prix « Ouverture de l’année » des Epicures de l’Epicerie Fine, label national d’excellence. Un positionnement premium qui récompense une exigence permanente, un casting bien pensé avec Mickaela, 23 ans, dédiée au marketing et à la communication, embauchée en CDI, et Julien, 22 ans, alternant orienté management des organisations, notamment à la vente, au club et à l’événementiel. De jeunes collaborateurs à bonne école pour progresser et faire monter en puissance la petite entreprise. Laquelle va s’agrandir à la faveur de l’ouverture envisagée d’un deuxième magasin l’an prochain à Cannes.
Enfin, Taste Gourmet a reçu dernièrement un « café des entrepreneurs de l’UPV », pour le plus grand plaisir de son dirigeant comme celui des personnes qui sont venues. « Je crois au réseau. En tant que chef d’entreprise, on est souvent seul. Les manifestations de l’Union Patronale du Var répondent à un besoin, permettent de se confronter aux regards et aux façons d’avancer des autres, de se parler ». Là aussi, il sait (faire) apprécier les bonnes choses…



Présentations d’entreprises, de dirigeants, reportages sur des initiatives privées et publiques concourant à l’activité économique, analyses de conjoncture, retours sur des événements.
Récemment publié dans la catégorie "Entreprendre"
